L’ambitieux programme de rénovation livre ses premiers trésors
Pour permettre au Musée d’entrer dans le XXIe siècle avec l’éclat voulu par son fondateur, un exceptionnel programme pluriannuel de travaux a été envisagé grâce à l’aide du Gouvernement de Monaco.
Une première phase de restauration a été entreprise pour les célébrations du centenaire avec un objectif : restaurer des collections, des objets exceptionnels et plusieurs espaces principaux du Musée pour restituer leur éclat d’origine tout en les dotant des équipements les plus modernes.
Les nombreux visiteurs attendus seront émerveillés par la découverte de cet écrin.
Le Musée retrouve des couleurs …y compris celles d’origine
Des trésors qui ne se cachent plus : C’est une porte remise à neuf qui accueille désormais les visiteurs, révélant des motifs oubliés de longue date. En effet, les éléments de décoration de la grille d’entrée avaient été dissimulés durant la Seconde Guerre Mondiale afin d’échapper aux réquisitions des métaux précieux destinés à être fondus. Depuis lors, et 70 années durant, chaque opération d’entretien refaisait à neuf la peinture noire recouvrant les ferronneries...
Décapés, nettoyés, vernis et cuits au four, le blason et la pieuvre de cuivre rouge ainsi que les méduses de laiton, qui ont toujours discrètement orné la grille d’entrée, ont retrouvé le lustre étincelant de leurs premiers jours.
La redécouverte de ce Temple dans ses couleurs d’origine : les murs et plafonds du grand Hall d’entrée et du Salon d’Honneur, où se tenaient les cérémonies importantes du règne d’Albert Ier, ont repris leur couleur d’origine. La teinte vert-bleu laisse la place à une nuance chaleureuse de rouge foncé, retrouvée dans la loggia du Salon, dominant la mer et désormais réouverte. Accompagné des dorures à la feuille dont le plafond se pare à nouveau, le rouge majestueux rend tout son sens à l’appellation "Palais de la Mer" que l’on donne au Musée.
Des sols exceptionnels dévoilés
Au sol du Hall d’entrée, la mosaïque, véritable œuvre d’art, a été traitée avec les mêmes égards que celles de l’Antiquité romaine. Une mosaïste a su gommer cent ans de percements, installations et autres mauvais traitements subis par l’œuvre représentant « Princesse Alice », deuxième navire océanographique du Prince Albert Ier. Après une restauration minutieuse carreau par carreau, elle a pu recréer la patine d’un sol qui aura vu passer 50 millions de visiteurs.
Des matériaux nobles mis à jour : Les travaux réservent souvent des surprises. Ainsi, la dépose de la moquette de la Salle de Conférences a dévoilé un parquet en excellent état. Il semblerait même, selon les anciens du Musée qui l’ont entendu durant leurs jeunes années, que les bois choisis pour le sol étaient déjà centenaires : le parquet aurait donc deux cents ans.
Des animaux plus vrais que nature
Deux hôtes bien connus de ces mêmes murs gagnent une nouvelle jeunesse : les reproductions grandeur nature de céphalopodes du Pacifique, la pieuvre géante et surtout le calmar géant, qui retrouve enfin les deux tentacules de neuf mètres dont il aura été amputé au fil du temps.
Que la Lumière entre…
Objet de bien des attentions, la Salle de Conférence voit également ses vitraux remis en plomb, un siècle d’embruns salés y avait laissé des traces.
Rénovés aussi, les luminaires : deux lampadaires et six œuvres, deux lanternes du hall d’entrée et six lustres de la salle de conférences. En plus du travail des orfèvres, les équipes du Musée les ont adaptés aux normes modernes sur la basse consommation en énergie. Ces mêmes équipes ont intégralement nettoyé et ravivé les somptueux lustres du premier étage, créés en 1910 par la maison Baccarat.
Un musée à la pointe de la technologie
Le Musée océanographique est un lieu de médiation, d’échange et de communication entre le public, les entrepreneurs, les acteurs politiques, les artistes… Il lui est donc indispensable de se doter d’outils de communication et de diffusion de pointe. De ce fait, la Salle de Conférences se voit équipée d’un matériel de projection Haute Définition, d’une sonorisation numérique, d’un accès sans fil à internet haut débit, d’une solution de visio-conférence etc. Elle pourra ainsi accueillir aussi bien des colloques scientifiques, des projections cinématographiques, concerts, que des dîners privés ou des opérations d’incentive.
Cette première étape concerne bien d’autres pièces des collections et œuvres d’Art. Ce programme s’inscrit dans la volonté de S.A.S. le Prince Albert II, Président d’Honneur de l’Institut Océanographique, Fondation Albert Ier Prince de Monaco, de valoriser le patrimoine du Musée pour accroître son rayonnement et conquérir de nouveaux publics afin de mieux connaître, aimer et protéger les océans.