GYOTAKU EMPREINTES DE POISSON

Musée Océanographique - 26 avril au 8 janvier 2002

 

Technique japonaise, le Gyotaku est né au XIXème siècle. Le Gyotaku traditionnel est utilisé par les pëcheurs sportifs pour immortaliser une prise mémorable. Apparaissent ainsi, sur l'empreinte, la date, le nom du pêcheur et les mensurations du poisson. La technique utilisée est simple : après avoir enduit le poisson d'encre, on y dépose un papier qui servira de base à l'empreinte. Les Gyotaku réalisés grâce à cette méthode, dite directe, sont monochromes, en général noirs.

Au cours du XXème siècle, des artistes naturalistes, principalement japonais, mais également américains, se sont emparés de cette idée pour la développer. Une seconde méthode a été mise au point, dite indirecte : le papier est posé sur le poisson, puis tamponné avec des pigments de façon à ce que les moindres détails apparaissent. Elle s'inspire de techniques plus anciennes, utilisées pour faire des empreintes de plantes ou de bas-reliefs.

Cette méthode, beaucoup plus difficile à mettre en œuvre et à utiliser, donne des résultats plus élaborés et permet une expression artistique personnelle plus poussée.

Suite à l'exposition organisée en 1998, "Les Poissons, illustrations scientifiques, dessins naturalistes et fantaisies", le Musée Océanographique possède une collection de Gyotaku d'une soixantaine de pièces, oeuvres de deux Maîtres japonais, Nakanishi et Nagaze. Il s'agit de poissons japonais mais aussi australiens.

Depuis le 1er janvier 2001, Maître Nagaze, en résidence au Musée Océanographique pour une période de cinq mois, a réalisé une quarantaine de Gyotaku sur la faune de la mer Méditerranée.

Ces Gyotaku compléteront la collection déjà existante. Certains seront accompagnés du spécimen dont ils sont l'empreinte, conservés dans l'alcool.

Cette exposition permettra au public de découvrir ou de redécouvrir la faune méditerranéenne de façon à la fois scientifique, artistique et ludique. Elle sera visible jusqu'au 8 janvier 2002.

 

25 avril 2001


Communiqué de presse relayé par MonacoNet, Le Portail de Monaco