Comme chaque année, les infirmières et assistantes de la Croix-Rouge Monégasque, sous la conduite de leur responsable, Mme I. L’Héritier, s’impliquent directement dans la Journée Internationale des Infirmières dont le thème est choisi par le Conseil International des Infirmières.
Cet organisme est une fédération de plus de 120 associations nationales d’infirmières, dont celle de la C.R.M., représentant des millions d’infirmières dans le monde. Géré par des infirmières pour des infirmières, il est le porte-parole international de la profession et œuvre à l’amélioration de la qualité des soins pour tous ainsi qu’à l’adoption, au niveau mondial, de politiques de santé judicieuses.
Le thème retenu cette année est celui de la violence pour lequel le C.I.I. lance une campagne publique de réduction et de prévention. A cette occasion, il a préparé un dossier de lutte contre la violence qui donne une vue d’ensemble de cette véritable épidémie en accordant une attention toute particulière à la violence domestique et à la violence sur le lieu de travail. Ce dossier met également l’accent sur un certain nombre d’initiatives qui peuvent être prises pour réduire et prévenir la violence : il peut être obtenu en consultant le site web du C.I.I. : www. icn.ch.
Pour développer cette campagne, le C.I.I. agit en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et l’Internationale des Services Publics.
Sur la base d’une analyse récente et globale du problème, la campagne entend dresser un inventaire des meilleures pratiques puisées dans différents pays et établir des directives et des matériels de formation afin " d’éduquer " les décideurs politiques, les employeurs, les travailleurs et le public sur la question.
La Section Infirmières de la Croix-Rouge Monégasque a apporté sa contribution à ce vaste chantier en menant l’enquête, avec l’accord des autorités administratives compétentes, auprès de différents établissements ou organismes pouvant être concernés par ce problème. Ont été ainsi contactés pour obtenir, suivant le cas, des constats, des évaluations, des témoignages, des propositions de mesures préventives : l’ensemble de établissements scolaires de la Principauté, publics ou privés, primaires, secondaires et techniques, le Foyer Sainte-Dévote, les associations de jeunes (Jeunes J’Ecoute, Centre de la Jeunesse Princesse Stéphanie), les assistantes sociales de la Sûreté Publique, la Maison d’Arrêt, la Médecine du Travail et le Centre Hospitalier Princesse Grace.
Les différents rapports ainsi recueillis par les Infirmières de la Croix-Rouge Monégasque, avant d’être adressés au Conseil International des Infirmières, font actuellement l’objet d’une synthèse dont les toutes premières indications sont plutôt satisfaisantes pour la Principauté : la violence y est l’exception, ce qui ne dispense pas de rester sur ses gardes et de se prémunir contre toute évolution négative en mettant l’accent sur l’information et la prévention.
8 mai 2001