Allocution de S.A.S. le Prince Souverain à l'occasion de la Fête Nationale, Salle du Trône du Palais Princier ; Mardi 18 novembre 2003

 

Chers Amis,

Il ne saurait y avoir de meilleur jour, me semble-t-il, que celui de la Fête Nationale qui rassemble ici, en mon Palais, une réelle émanation des forces vives du Pays pour évoquer devant vous sa situation intérieure et extérieure face à l’Europe qui s’organise.

Depuis ces dernières années et nous en sommes fiers, la Principauté a accompli des progrès considérables qui l’ont portée au plan international à un niveau jamais atteint ; au plan national à un niveau de prospérité inégalé.

Loin de moi la pensée de dresser à nouveau la liste de nos réalisations ni celle de nos mérites, la population tout entière y a sa part, comme vous-même que j’ai le grand plaisir de distinguer aujourd’hui. Soyez-en très sincèrement félicités.

Au plan international, nous sommes tous préoccupés par la lenteur de la concrétisation de la dernière étape qui devrait nous amener à rejoindre le Conseil de l’Europe. Une autre préoccupation est le traité de 1930 sur les emplois publics avec la France. J’ai affirmé mon souci d’aborder cette importante question avec notre partenaire sans nuire à l’excellence de nos rapports.

Au plan des Institutions, nul jusqu’ici n’a mis en cause leur caractère démocratique, elles obéissent à un contexte historique tout à fait unique et toujours présent. C’est une des spécificités de la Principauté à laquelle il ne saurait être question de renoncer.

Notre stabilité, notre prospérité et notre rayonnement sont le fruit de l’harmonieuse conjugaison, de l’heureuse complémentarité des activités de chacun, du produit de nos efforts et de l’équilibre des rapports entre tous, monégasques et résidents, sous la bannière unique et séculaire d’un pouvoir souverain largement et volontairement " éclairé ".

Les jeunes monégasques dont l’âge de la majorité a été ramené récemment à 18 ans, à ma seule initiative, preuve de la confiance qui leur est faite, savent déjà que c’est dans ce contexte qu’ils assureront l’avenir de la Principauté.

Nous sommes et devons rester " apolitiques ". Nos objectifs doivent être la recherche du bien commun, par une gestion sage de nos équipements et ressources. Cette quête ne peut naître que de la mesure de l’honnêteté intellectuelle, et du sens du devoir.

Les Princes de Monaco ont toujours considéré que les Monégasques et les résidents établis constituaient une famille unique autour d’eux. Mon souhait serait que le Prince Albert Se sente entouré, hors d’atteinte de velléités irréfléchies ou démagogiques. J’ai foi en l’avenir. Demeurez donc unis et lucides, prenez exemple sur le chemin parcouru. Je crois que c’est vraiment le meilleur des guides que nous puissions avoir " Deo Juvante ".


Communiqué de presse relayé par MonacoNet, Le Portail de Monaco